Aline Peltier, Directrice de l’Observatoire de volcanologie de la Réunion

(Photographie de l’Express de l’Ile Maurice)

 

 

L’observatoire de volcanologie de la Réunion vient de fêter ses 40 ans, nous avons souhaité prendre un peu de recul avec sa Directrice, Aline Peltier, pour mieux comprendre l’évolution du travail des scientifiques de la Plaine des Cafres. C’est aussi l’occasion de faire un bilan et d’envisager l’avenir de cette structure.




Fournaise.Info : Qu’en est-il du projet d’un nouvel observatoire ? ce projet est-il toujours valide ?
Aline Peltier : Oui, la volonté est triple : la ville du Tampon souhaite que l’on reste sur Bourg-Murat, soit à l’emplacement actuel, soit en se rapprochant de la Cité du Volcan, sur sur un terrain de l’ONF à proximité. La Région Réunion et l’Etat sont également favorables à ce projet.

FI : et vous, que préfèreriez-vous ?
AP : se rapprocher de la Cité du Volcan nous semble très pertinent, car nous pourrions établir des passerelles et mutualiser nos compétences ; nos interventions avec les scolaires seraient aussi facilitées.

FI : un projet architectural est il déjà établi ? est il proche du magnifique observatoire des Antilles ?
AP : Non, rien de tout ça ! Le Maire du Tampon n’a pas apprécié l’esthétique de l’observatoire antillais (très moderne et futuriste) ; par ailleurs, les financeurs ne se sont pas encore concertés pour établir ce projet…

 

L’observatoire de volcanologie de Guadeloupe

 

FI : Aline, depuis combien d’années travaillez vous à l’observatoire ?
AP : je fais parte du personnel depuis 2013, mais je suis venue dès 2003 en tant qu’étudiante.

FI : si on prend un peu de recul, pourriez vous nous dire ce qui a changé dans vos activités ? l’évolution des techniques d’étude, le volume de travail…
AP : Le nombre de stations installées a considérablement augmenté depuis 2007 (suite à l’effondrement du Dolomieu) ; cela donne un travail supplémentaire d’installation et d’entretien sur le terrain. Mais bien sur…le personnel n’a pas beaucoup augmenté ! nous avons donc eu une surcharge de travail importante. En plus des activités de surveillance de la Fournaise, nous participons à de gros projets d’étude, et notamment des projets européens.
Et depuis peu, patatra ! arrive le volcan de Mayotte ! naissance d’un volcan et surveillance de son activité dans un site habité… Pour cela, 4 nouvelles personnes ont été engagées ; ces 4 techniciens travaillent aussi bien sur le volcan de Mayotte que la Fournaise, mais le travail est multiplié par 2 ! prenons l’exemple de la personne de garde : chaque jour elle relève les informations des 2 volcans ; autrefois on y passait environ 2 heures, maintenant c’est 3 ou 4 heures…

FI : et à Mayotte, le volcan est il déjà très appareillé ?
AP : j’ai fait le bilan dernièrement, nous avons 9 GPS, une dizaine de sismomètres, une station chimique, et les sismomètres de fond de mer qui ne sont pas traités en temps réel, ils sont remontés régulièrement. Et actuellement, il y a un gros projet de stations sous-marines permanentes jusqu’à 5 km du volcan (où l’on observe un fer à cheval et des panaches de fumée…)

 

Le lac Dziani est le vestige d’un des derniers cratères volcaniques de Mayotte (éteint il y a environ 500 000 ans). C’est à son pied, à une cinquantaine de kilomètres du rivage et 3,5 km de profondeur, qu’est apparu le nouveau volcan sous-marin début 2019

 

FI : Et le projet Hatari ? pouvez vous nous en parler plus précisément ?
AP : Ce projet est destiné à mieux appréhender l’archipel des Comores dans son ensemble ; pour comprendre Mayotte il faut comprendre l’ensemble des Comores. Nous souhaitons mettre davantage de surveillance sur les petites Comores et en rajouter sur la grande Comore.
Concernant Mayotte, on a longtemps cru que c’était un point chaud, mais les derniers travaux scientifiques auraient tendance à prouver que c’est une discontinuité lithologique ou une limite de plaques. L’état a fait confiance à l’IPGP via l’observatoire de volcanologie, pour surveiller un volcan et une éruption effusive très importante…cela prouve aussi que l’on a l’expertise pour effectuer ce suivi à distance.

FI : Au fil des années, les informations fournies par l’observatoire sont de plus en plus précises ; pour quelles raisons ?
AP : L’installation de nombreux sismomètres dans de nombreux territoires a permis d’obtenir beaucoup plus d’informations. Par exemple, à la Roche écrite, on ne savait pas qu’il y avait de la sismicité jusqu’à ce que l’on installe une station.

FI : Avec quels observatoires travaillez vous régulièrement ?
AP : Principalement avec celui d’Hawaï. Nous effectuons régulièrement des échanges de personnels, chaque année une personne d’Hawaï vient à la Réunion, et inversement. J’ai personnellement beaucoup travaillé à comparer les 2 volcans avec le GPS. Hélas, depuis le covid, ces échanges sont en stand-by…

FI : Depuis 20 ans, quel a été l’apport de l’informatique dans votre travail ?
AP : Le plus gros changement s’est fait sentir au niveau des astreintes : jusqu’en 2007, la personne concernée devait monter à la Plaine des Cafres et dormir sur un lit de camp ! depuis l’arrivée de l’informatique, la personne d’astreinte a accès à toutes les données depuis son domicile. La crise Covid a d’ailleurs permis de travailler en télétravail et de valider une nouvelle manière de fonctionner à distance ; même chez les volcanologues !
Les données informatiques sont beaucoup plus nombreuses et faciles à stocker sur des disques durs (et non pas sur du papier comme autrefois) ; on peut donc facilement les réutiliser, établir des modèles…
Depuis les années 2000, l’arrivée du GPS et des stations chimiques (concentration des gaz dans l’air et sous terre) et l’aide des satellites permettent des progrès rapides gigantesques.

FI : Quel est le rapport entre votre volume d’activité et le personnel de l’observatoire ?
AP : Nous sommes actuellement une quinzaine, et il faudrait que nous soyons deux fois plus nombreux pour surveiller ces deux volcans. A HawaÏ, ils sont 30, sur l’Etna ils sont 100 !

 

L’entretien des stations sur le terrain, un travail quasi quotidien

 

FI : Quelles en sont les conséquences ?
AP : Du coup, il faut prioriser nos projets. Pendant la dernière éruption, il y a eu pas mal de dégâts dus à la foudre et aux intempéries, nous avons donc beaucoup réparé sur le terrain. On a de ce fait mis en veilleuse un projet d’étude et de surveillance par drones qui va nous demander du temps. Il faudrait que l’on ait une année « blanche » pour pouvoir avancer.

FI : Mais depuis quelques années, vous n’avez pas souvent le temps de souffler !
AP : c’est vrai, 3 ou 4 éruptions par an, on ne chôme pas ! Depuis l’éruption de 2007, le système s’est effondré et l’édifice n’est plus cohésif. Les vidanges restent assez faibles ; pour vous donner une idée, si l’on compare le volume de lave de la dernière éruption d’avril 2021 avec celle de 2007, il y avait eu 20 fois plus de lave en surface (200 millions de m3). Cela explique ces nombreuses « petites éruptions » beaucoup moins importantes que celles qui ont précédé 2007.

FI : Dans un autre domaine, la rapidité de la circulation de l’information sur les réseaux vous pose t’elle problème ?
AP : (rires !…) Oui biensur, nous n’avons pas le droit de communiquer sur certains sujets car c’est la Préfecture qui communique en direction de la population. Quand un petit malin veut annoncer avant tout le monde que la Fournaise est en éruption, cela peut être lourd de conséquences… les internautes de plus en plus friands de grandes sensations vont vouloir aller très vite sur le terrain ; mais si la gendarmerie n’a pas le temps d’anticiper (sécurisation du site, barrières, centre de secours…) les gens peuvent faire n’importe quoi et prendre des risques… Les jeunes générations veulent faire le buzz, c’est à qui aura dit le premier « le volcan a pété ! »…




Vendredi 9 avril

PREMIÈRE éruption de l’année 2021 !

 

Le 9 avril, depuis Petite Ile!…

 

 

« Tous les feux sont au vert ! » cette phrase résume à elle seule la situation courant mars, toutes les conditions sont réunies pour qu’une éruption se produise à très brève échéance à proximité du cratère Dolomieu…mais voilà, les neuf mois qui ont séparé l’éruption du mois d’avril de celle de décembre 2020 ont été émaillés par de très nombreuses crises sismiques (parfois spectaculaires) mais qui n’ont pas pour autant débouché sur une éruption…

Nous sommes donc des spectateurs attentifs toujours aux aguets, mais il ne faut pas bruler les étapes. Les indicateurs sont parlants, la sismicité a beaucoup augmenté depuis le 13 mars, et les chiffres de ces derniers jours confirment la tendance :

  • 56 séismes le 24 mars
  • 79 séismes le 25 mars
  • 95 séismes le 26 mars (dont un séisme qui a duré plus de 18 s !)

Un gonflement du sommet confirme une montée de magma importante, et la présence de SO2 annonce une montée de ce magma sous le Dolomieu.




FERMETURE…PUIS RÉOUVERTURE DE L’ENCLOS !

 

Cette mesure prise par la Préfecture est consécutive à de nombreux éboulements dans le cratère du Dolomieu, suite à un séisme plus important. La situation se dégradant, il serait effectivement incompréhensible de laisser les touristes se promener à proximité du volcan, qui montre très nettement des signes avant-coureurs d’une éruption possible à très brève échéance.

Mais le 31 mars… nous apprenons par la Préfecture, que l’enclos est rouvert dès 12h. C’est un peu une surprise car dans la nuit, un séisme important a été localisé à 24 km sous le niveau de la mer, à une distance d’1 km à l’est de la Plaine des Cafres. Sa magnitude a été mesurée à 2.3 sur l’échelle de Richter. (Source : observatoire de volcanologie)

La sismicité étant en nette baisse depuis 3 jours, la décision a été prise ce matin de rouvrir l’enclos…

 

Vendredi 9 avril : ça se précise !

 

L’observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) enregistre depuis 15h00 une nouvelle crise sismique. Cette crise est accompagnée de déformation rapide indiquant que le magma est en train de quitter le réservoir magmatique et se propage vers la surface.

Finalement, l’éruption débute dès 19h, suite à une crise sismique ininterrompue.

 

 

 








La fissure éruptive est située en aval du cratère Château Fort sur le flanc sud du volcan à l’intérieur de l’Enclos. Elle est visible depuis le Piton de Bert, à environ 1h30 de marche depuis le parking Foc-Foc.

 

 

D’après l’observatoire de volcanologie, l’intensité du trémor volcanique (indicateur de l’intensité de l’éruption) faiblit rapidement dès la première soirée, c’est assez classique.

Suite à un survol du site éruptif en matinée, la fissure éruptive a pu être localisée avec précision, à 700 m au sud-ouest du cratère Château Fort. L’activité se concentre sur deux bouches éruptives principales, les fontaines de lave n’excédant pas la trentaine de mètres de hauteur.

 

 

Le lendemain matin, la coulée a déjà parcouru environ 1,6 km vers l’est et le front de coulée, constitué de lave aa, se propage très lentement.  Hélas, la météo est très changeante, beaucoup de nuages et de pluie ; et en plus, nous sommes toujours confinés de 18h à 5h…

Trois jours plus tard, les relevés des scientifiques de l’observatoire sont les suivants : L’éruption se poursuit avec une certaine stabilité (et même une hausse entre le 13 et le 15 avril) le trémor qui avait rapidement baissé s’est régulé et ne montre pas de signes de faiblesse. 93 séismes ont été enregistrés la veille sous les cratères du sommet, ils sont accompagnés par une déformation du terrain (gonflement lié à la poussée du magma) qui atteint 40 cm au niveau du cratère Château-Fort.

La coulée a beaucoup progressé puisqu’elle a parcouru environ 3,2 km, elle va atteindre le cassé des grandes pentes (40% d’inclinaison !) et devrait désormais descendre encore plus rapidement ce terrain très pentu… Les débits de lave mesurés fluctuent entre 10 et 25 m3.

La semaine suivante, L’éruption localisée à proximité du cratère Château-Fort se concentre sur une seule fissure, avec deux…puis trois cônes éruptifs, mais ces cônes semblent se relier entre eux, et la sortie de la lave semble obstruée par un “bouchon” qui empêche une plus grande progression du front de coulée.  Celui-ci a parcouru 4 km pour surplomber les grandes pentes très inclinées, mais la lave s’est plutôt répandue sur cette fin d’aplat et un régime de tunnels de lave s’est ramifié à ce même endroit. Résultat des courses : le front de coulée est figé depuis quelques jours au sommet des grandes pentes, et il le restera de nombreuses semaines !

La météo a été médiocre, voire très mauvaise la plus grande partie de la semaine. Elle ne s’annonce pas meilleure dans les jours à venir, la Réunion connait un de ses pires mois d’avril en termes de pluviométrie depuis les années 1970 !

DEUX MORTS AU VOLCAN !

 

 

Bien triste journée que ce jeudi 22 avril où l’on a retrouvé les cadavres de deux jeunes étudiants de l’université du Tampon à proximité de l’éruption en cours. Les commentaires sont nombreux, tous bien tristes, que ce magnifique spectacle soit gâché par la disparition de ces deux jeunes gens, passionnés par les Sciences de la Terre. Ce spectacle hors norme attire évidemment les amateurs de sensations fortes, et l’on comprend aisément cette envie de voir un aussi beau spectacle de plus près. Depuis 1998 nous avons vu de très nombreuses éruptions, toutes différentes et souvent très spectaculaires ; autrefois, les gens les regardaient avec beaucoup plus de facilité, on pouvait très facilement s’approcher des rivières de lave et cela ne posait pas de problème. Aujourd’hui les amateurs et les passionnés sont sur les réseaux sociaux en permanence, on voit de plus en plus de monde descendre dans l’enclos dès le premier jour et braver les interdits pour voir et filmer les éruptions de très près ; c’est tentant.

 

Aller au Pas de Bellecombe en voiture, marcher pas loin de deux heures dans l’enclos sur un terrain fatiguant à 2400 mètres d’altitude, parfois de nuit avec un très mauvais temps, tout ceci n’est pas anodin ; la haute montagne ne fait pas de cadeau, cette nuit, il y a eu plus de 500 impacts de foudre au volcan… Loin de nous l’envie de faire de la morale, nous ne faisons que constater. Et nous mettons souvent en garde les internautes qui nous contactent et souhaitent parfois se lancer dans des projets trop audacieux, voire dangereux. La Fournaise est fascinante, on en oublierait presque le danger…

Nous le disons régulièrement sur notre site : restons humbles, la Fournaise peut nous surprendre à chaque instant. Il convient de rester sur ses gardes.

 

 

Les semaines qui suivront seront vite résumées : dans un premier temps, l’éruption stable n’est plus guère visible, car installée dans les grandes pentes, on ne la voit plus depuis le Piton de Bert mais davantage au lointain depuis la RN2. Les deux cônes éruptifs ne projettent plus de fontaine, la lave se déplace sous des tunnels, on ne voit donc que des rougeoiements.

Le front de coulée descend très lentement les grandes pentes pour se fixer à une altitude avoisinant les 1400 mètres, et atteindra les 1100 m début mai. Dès lors, l’activité baisse régulièrement, un seul cône éruptif reste vraiment actif, mais le mauvais temps (parfois exécrable) perdure jusqu’au 7 mai, date à laquelle nous aurons le plaisir de survoler l’éruption en ULM avec notre partenaire planetair974 !

Survol de l’éruption en ULM avec notre partenaire Planetair974

Courant mai, l’activité ne cesse de décroitre ; le beau temps est enfin revenu, mais les gaz importants produits par l’éruption et l’absence de vent pendant quelques jours provoquent une situation dangereuse avec une grande toxicité potentielle. L’observatoire de volcanologie met en garde la population, cette pollution est bien visible à l’œil nu…

 

Photo OVPF-IPGP

 

Malgré un léger regain d’activité le 20 mai, le traitement des données satellitaires montre que les contours de coulée n’ont que très peu évolué entre le 7 et le 16 Mai, confirmant la baisse d’activité et une activité se focalisant principalement en tunnels de lave (l’activité en tunnel de lave favorise l’épaississement du champ de lave existant plutôt que sa propagation).

Le 23 mai, les caméras confirment les données collectées :

  • l’activité au niveau des deux cônes se poursuit avec principalement du dégazage visible
  • l’écoulement de la lave à la sortie des bouches éruptives se fait essentiellement en tunnels et ce jusqu’à la limite supérieure des grandes pentes, où des résurgences de lave sont parfois visibles en surface
  • en plus du dégazage au niveau des cônes, un vaste champ de fumerolles s’est mis en place sur le champ de lave, du fait des fortes précipitations des derniers jours sur site

 

24 MAI : CLAP DE FIN !

 

Le 24 mai à 2h, l’éruption se termine, alors que les gas-pistons (explosions sonores de bulles de gaz) ont été entendus depuis la veille.

Au final, cette éruption qui semblait bien modeste, a quand même duré un mois et demi. On retiendra ce triste évènement que fut la disparition des deux jeunes étudiants aujourd’hui encore non élucidée.

La météorologie très mauvaise et le confinement longtemps limité à 18h n’auront pas permis de profiter pleinement de ce beau spectacle. Les conditions n’étaient pas réunies pour que le public apprécie la première éruption de l’année 2021 : pas de visibilité la nuit, éruption longtemps cantonnée vers les grandes pentes, activité en surface peu spectaculaire (peu de fontaines, puis un champ en tunnels de lave).

 

Un grand merci aux photographes qui nous ont aimablement confié leurs clichés: Serge Leplège, Philippe Iglicki, Volkaventure, Philippe Seychelles, Vincent Cheville, Franck Grondin (Frog), Olivier Lucas-Leclin; en espérant n’avoir oublié personne…





 

Le cône volcanique de l’éruption du 9 avril au 24 mai 2021,
baptisé « Piton Guy Valcourt PICARD »

 

L’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise, le Parc National de La Réunion et la Cité du Volcan, sont heureux de vous annoncer le nom de baptême du nouveau cône volcanique, résultant de l’éruption du 9 avril au 24 mai 2021.

En effet, la nomination des cônes volcaniques se faisant de manière collégiale entre l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise, le Parc National de La Réunion et la Cité du Volcan, le nom de Guy Valcourt PICARD a été retenu. Ce nouveau cône sera donc connu sous l’appellation de Piton Guy Valcourt PICARD.

 

Qui était Guy Valcourt PICARD ?

 

Guy Valcourt PICARD était un ancien guide et porteur du Volcan. Il nous a quitté à l’âge de 85 ans, un peu avant le début de cette éruption. Il était le fils d’Alfred PICARD, guide emblématique du Volcan qui marqua son époque dans les années 50/60 et qui forgea l’esprit des derniers anciens guides et porteurs du Volcan dont faisait partie Guy Valcourt PICARD.

Il connaissait le Volcan « comme sa poche » et il fut initié à la géologie par les érudits qu’étaient Marcel Ducrot, Maurice Jean, Haroun Tazieff, Maurice et Katia Krafft, qu’il accompagna sur le Piton de la Fournaise.

 

Retour en images sur cette première éruption de l’année 2021 …

Plan pour vous situer dans la région du volcan

 

Fournaise.info vous propose le survol du massif du piton de la Fournaise
avec notre partenaire Planetair974.

POUR BENEFICIER D’UNE REMISE DE 10% et d’une porte spéciale pour les photographes,
il vous suffit de préciser que vous venez de la part de fournaise.info ou simplement de montrer cette page.

Reportage de Fournaise.info avec Planetair 974
D’autres circuits sont proposés par Planetair974 :
• Découverte en 45 min
• Patrimoine en 1 h
• Intégral en 1 h 15 min
Circuit intégral

bannière planetair974

PASSAGE EN VIGILANCE DES JEUDI 5 H

Risque d’éruption à moyen terme

ENCLOS  OUVERT AU PUBLIC JEUDI 21 OCTOBRE 5 H

Passage en phase de vigilance à compter du jeudi 21 octobre à 5h00

 

Suite aux constatations de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OPVF) lors de la reconnaissance menée le 20 octobre par le PGHM* et SAG*, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de vigilance du dispositif spécifique ORSEC volcan et ce à compter du jeudi 21 octobre. Néanmoins un risque de de reprise de l’activité volcanique n’est pas exclure à moyen terme car une inflation de l’édifice volcanique montre une mise en pression du réservoir magmatique superficiel.

L’interdiction d’accès du public à la partie haute de l’enclos du Piton de la Fournaise est levée à compter du jeudi 21 octobre à 5h00.
L’accès à la partie haute de l’enclos reste strictement limité aux trois sentiers balisés suivants :

  • le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivais- Cratère Caubet ,
  • le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère),
  • Le sentier Kapor jusqu’à piton Kapor

Le sentier Rivals est ouvert à la circulation jusqu’au niveau du cratère Caubet.
La portion entre le cratère Caubet et Bellevèdere sur Château Fort reste interdite d’accès.
Le public devra se conformer strictement aux prescriptions et consignes figurant sur les panneaux d’information et d’avertissement affichés sur le site.

Communiqué de l’OVPF – 18/10/2021 – 05h15
Éruption  probable à brève échéance

 

Depuis 04h33 heure locale (00h33 heure UTC) ce matin, une crise sismique est enregistrée sur les instruments de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise. Cette crise sismique est accompagnée de déformation rapide. Ceci indique que le magma est en train de quitter le réservoir magmatique et se propage vers la surface.
Une éruption est probable à brève échéance dans les prochaines minutes ou heures.
Des informations complémentaires vont suivre concernant le secteur impacté par cette propagation magmatique vers la surface.

Communiqué de 16h15 : La crise sismique débutée à 04h33 heure locale se poursuit. Entre 04h33 et 16h00 heure locale, 627 séismes volcano-tectoniques et 176 séismes de type longue période ont été enregistrés par l’OVPF. Cette sismicité est localisée sous la zone sommitale et sous le flanc nord-est (entre 0,7 km au dessus du niveau de la mer et 1,4 km sous le niveau de la mer ).
La sismicité et la source des déformations montrent une migration du magma en profondeur vers le flanc nord nord-est du volcan, dans le secteur nord-ouest du Piton de Crac, à l’ouest de la Plaine des Osmondes.
A l’heure actuelle, le risque d’une ouverture de fissures éruptives à basse altitude n’est pas exclue. En général au Piton de la Fournaise plus les crises sismiques sont longues, plus le risque d’ouverture de fissures éruptives à basse altitude augmente.

© ovpf




LA FOURNAISE N’EST PAS ENDORMIE… (12 octobre 2021)

 

Depuis quelques temps, on note un regain de sismicité sous les cratères sommitaux. Les derniers communiqués de l’observatoire de volcanologie relatent une activité de plus en plus soutenue.
52 séismes ont été enregistrés le mois dernier et la tendance est à la hausse depuis le 20 septembre (12 séismes hier …).
Cette recrudescence d’activité est accompagnée d’autres constats :
• Une inflation de l’édifice (gonflement de la voute dû à l’augmentation de la pression souterraine)
• Davantage de CO2 dans le sol
En résumé, un transfert magmatique opère depuis la dernière éruption achevée en mai 2021, la poche souterraine située à 1,5/2km de profondeur se remplit petit à petit ; vous voyez où nous voulons en venir !…
Attendons les prochaines semaines ; si cette tendance se confirme, on peut espérer une éruption avant les fêtes de fin d’année !
(Données techniques de l’OVPF)

 




De très belles images des dernières éruptions …

Un grand merci à nos amis photographes qui partagent leurs plus beaux clichés : Jean Luc Allègre, Dronecopters (J PAYET) , de phil en image (P SEYCHELLES), Ludovic CAFAFA




Plan pour vous situer dans la région du volcan

 

Depuis 2014, Fournaise.info a établi un partenariat avec Rando-Volcan qui vous garantira des balades dans des conditions optimales de sécurité avec des guides passionnés et chevronnés.

 

 

Tunnels de lave Réunion : Rando-Volcan est un collectifs de moniteurs spéléologie et/ou Accompagnateurs en Montagne spécialisés en Volcanologie. Vincent, Arthur, Rudy, Benoit, Mattéo, Jocelyn et Sandra vous accompagnent avec passion à la découverte des nombreux tunnels de lave du Piton de la Fournaise ou en randonnée hors des sentiers battus jusqu’au sommet du Volcan. Votre satisfaction et votre sécurité sont nos priorités  ! Nos sorties s’effectuent exclusivement en petits groupes de 6 à 8 personnes maximum par guide pour toujours plus de sécurité, de convivialité et pour réduire au maximum notre empreinte sur les milieux naturels exceptionnels que nous arpentons dans le plus strict respect de la politique de sauvegarde du Parc National de la Réunion.
  • Assistance téléphone satellitaires lors des randonnées sur le volcan
  • Apéritif et reportage photo offert à chaque fin de visite
  • Tarifs groupes / Réservations obligatoires
Le volcan n’aura plus de secrets pour vous !

 

Notre partenaire vous propose de très nombreux itinéraires suivant vos centres d’intérêts :

 

Ascension du Piton de la Fournaise hors des sentiers battus SAINTE ROSE (durée 8H environ)

 

  • Niveau Moyen (à partir de 10 ans)
  • Petits groupes de 8 personnes maximum / guide
  • Départs tous les Mercredi et sur demande tous les jours de l’année
  • Départs assurés à partir de 4 personnes
  • RDV Parking du Pas de Bellecombe
  • Randonnée possible uniquement quand l’enclos du Volcan est ouvert

 

Randonnée Familiale pédagogique sur la plaine des sables SAINTE ROSE (durée 6H environ)

 

  • Niveau Facile (à partir de 8 ans)
  • Petits groupes de 8 personnes maximum / guide
  • Sur demande tous les jours de l’année
  • Départs assurés à partir de 4 personnes
  • RDV Parking Foc Foc
  • Randonnée possible toute l’année

     

    Circuit découverte des tunnels de lave 2004 SAINTE ROSE (durée 3H30 dont 2H30 max sous terre)

     

  • Niveau Facile (à partir de 5 ans – tour de tête minimum 48 cms)
  • Petits groupes de 8 personnes maximum / guide
  • Sur demande tous les jours de l’année
  • Départs assurés à partir de 3 personnes à 8H30 ou 13H30
  • RDV Parking de la Vierge au Parasol

 

Randonnée spéléologie possible toute l’année en dehors des phases éruptives

 

  • Circuit Traversée semi sportive des tunnels de lave 2004 SAINTE ROSE (durée 6H30 dont 5H00 max sous terre)
  • Niveau Moyen (à partir de 10 ans)
  • Petits groupes de 8 personnes maximum / guide
  • Sur demande tous les jours de l’année
  • Départs assurés à partir de 4 personnes à 8H30
  • RDV Parking de la Vierge au Parasol

 

Randonnée spéléologie possible toute l’année en dehors des phases éruptives
Circuit Exploration des tunnels de lave 2004 SAINTE ROSE (durée 7H30 dont 6H00 max sous terre)

 

  • Niveau Difficile (à partir de 15 ans)
  • Petits groupes de 8 personnes maximum / guide
  • Sur demande tous les jours de l’année
  • Départs assurés à partir de 4 personnes à 8H30
  • RDV Parking de la Vierge au Parasol
  • Randonnée spéléologie possible toute l’année en dehors des phases éruptives

 

Circuit Caverne “Gendarmes” SAINT PHILIPPE (durée 3H30 dont 2H00 max sous terre)

 

  • Niveau Moyen (à partir de 10 ans)
  • Petits groupes de 8 personnes maximum / guide
  • Sur demande tous les jours de l’année
  • Départs assurés à partir de 3 personnes à 8H30 ou 13H30
  • RDV Parking du Puits Arabe
  • Randonnée spéléologie possible toute l’année

 

Circuit Tunnel de lave “Bleu” LE TAMPON (durée 3H00 dont 2H30 max sous terre)

 

  • Niveau Facile (à partir de 12 ans)
  • Petits groupes de 6 personnes maximum / guide
  • Sur demande tous les Mardi jeudi et dimanche de l’année
  • Départs assurés à partir de 3 personnes à 9H00 ou 13H30
  • RDV Parking de l’Eglise Notre Dame de la Salette à Pont d’Yves
  • Randonnée spéléologie possible toute l’année

 

Circuit Tunnel de lave 1998 SAINTE ROSE (durée 7H00 dont 2H00 max sous terre)

 

  • Niveau Difficile (à partir de 15 ans)
  • Petits groupes de 6 personnes maximum / guide
  • Sur demande tous les jours de l’année
  • Départs assurés à partir de 4 personnes à 7H30
  • RDV Parking du Pas de Bellecombe
  • Randonnée spéléologie possible uniquement hors phase de gonflement du volcan

 

Journée sportive au Piton de la Fournaise SAINTE ROSE
(durée 10H dont 2H00 max sous terre)
Ascension + visite d’un tunnel de lave
  • Niveau Difficile (à partir de 15 ans)
  • Petits groupes de 6 personnes maximum / guide
  • Sur demande tous les jours de l’année
  • Départs assurés à partir de 4 personnes à 5H30
  • RDV Parking du Pas de Bellecombe
  • Randonnée possible uniquement quand l’enclos du Volcan est ouvert
Nuits en Bivouacs sur toute l’île + Randonnées pour aller admirer les éruptions du Piton de la Fournaise (Sur sentiers autorisés uniquement)

 

Pour connaître leur tarifs, leurs disponibilités et pour vous inscrire, rendez-vous sur cette page :

 

 

 

Pour que la sortie se déroule dans des conditions favorables Rando-Volcan vous propose un équipement de qualité qui se compose de :

  • Un casque de marque PETZL Elios ou Altios homologué spéléologie.
  • Une lampe frontale 700 lumens de marque ZEBRALIGHT (le top des lampes frontales actuellement).
  • Une paire de genouillères de qualité en néoprène.
  • Une paire de gants anticoupure/antiabrasion de qualité

 

ÉQUIPEMENT OBLIGATOIRE POUR LA SORTIE :

 

  • Couvre chef (casquette, chapeau….)
  • 1,5 d’eau par personne
  • Répulsif anti-moustiques
  • Coupe vent imperméable
  • Chaussures crantées hautes de préférence
  • Un pantalon Long et un t-shirt qui ne risquent pas une déchirure…)
REMERCIEMENTS

En premier lieu, nous tenons à remercier la Région Réunion

et les généreux donateurs qui nous ont aidé à reconstruire ce site :

Vincent Bailly – Ladislas Achard – Gaetan Angebaud – Ingrid Armbruster – Edwige Barbottin – Flavie Beguet – Yannick Bellon – Marie Christine Blaise Graff – Armelle Blanc – Sylviane Boissimon – Bernadette Bonnefoux – Laurent Bouyeux – Shirley Bricquet-Galmar – Nicolas Caillot – Ben Celui Ci – Eric Chahi – Isabelle Chastain – Gilles Chauveau – Dorianne Damour – Barry et monique Davis – Ma Delon – Emmanuelle Denis – Cathy Deprez – Emmanuelle Duchemann – Jean Pierre – Dupont – Sebastien Durand – Philippe Eloy – Jacques Enxérian – Jean Laurent Etheve – Vincent Fessler – Stéphane Gannat – Marion Giffo – Benoit Gueffier – Michel Hänggeli – Jean-Michel Hardin – Jean-Pierre Joly – Estelle Lachaud – Marie Louise Lallemand – Henri Laurent – Stephane Lelong – Patrick Lepinay – Andre Lerasle – Bruno Loubatié – Frédéric Machu – Florent Marechal – Jean-Michel Marechal – Nadine Martin – Alixia Maury – Laurent Mehl  – Jacques Métayer – Jerome Minost – Ridwan Moussajee – Cécile Mt – Gérard Mussier – Timothy Nelson – Thomas Notter – Daniel Olivier – Denise Pagnano – Renaud Payet – Aurore Payet – Laurent Petit – Roger Plana – Emilie Pochard – Didier Raspail – Benjamin Rauber – Laurence Rouffet – Vincent Rousseaux – Karl Roy – Delphine Smittarello – Alexandre Thorel – Clement Trapateau – Peter Vetter

Un grand merci à TIMAOUL pour sa magnifique photo du volcan en éruption en octobre 2015 (page d’accueil) et à tous les photographes qui nous confient gracieusement leurs clichés, à l’Observatoire de volcanologie (Aline Peltier et Philippe Kowalski) pour leur disponibilité, RANDO-VOLCAN (Vincent Cheville et Rudy Laurent) nos précieux guides passionnés, le Journal de l’Ile de la Réunion avec lequel nous sommes en partenariat depuis 2002, nos amis François Martel-Asselin et Jean Luc Allègre qui nous ont beaucoup aidé au fil de ces 20 années d’existence.

 

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