FOURNAISE.INFO
FÊTE SES 20 ANS !

NIVEAU D’ALERTE : PHASE DE VIGILANCE
ACCÈS A L’ENCLOS PARTIELLEMENT OUVERT !





La Fournaise endormie pour combien de temps ?

 


Photo fournaise.info





OUVERTURE PARTIELLE DE L’ENCLOS  CE VENDREDI 5 AVRIL !

 

Suite aux constatations de l’observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF), à la reconnaissance terrain effectuée le 21 mars 2019 par les services de l’OVPF, du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), de l’office national des forêts (ONF), du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) et de l’état major de zone et de protection civile de l’océan Indien (EMZPCOI) et aux risques résiduels qui résultent de la dernière éruption, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de VIGILANCE du dispositif spécifique Orsec* du Volcan du piton de la Fournaise à compter du vendredi 5 avril 2019 à 6H00.

Les travaux de sécurisation consécutifs au diagnostic ainsi que la praticabilité des sentiers permettent une réouverture de l’accès à l’enclos Fouqué à compter du vendredi 5 avril 2019 à 6h00 uniquement sur les sentiers balisés et entretenus par l’ONF :

• sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – Sentier Rivals – Cratère Caubet
• sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère)

ATTENTION :

  • Les sentiers Kapor jusqu’à Piton Kapor et du cratère Caubet au Belvédère sur château fort restent interdit d’accès !
  • le sentier qui borde le rempart nord de l’enclos depuis le pas de Bellecombe est interdit sur sa portion entre le piton de Partage et le Nez coupé de Sainte-Rose (depuis avril 2018).

 





Éruption du 18 février 2019 

 

Une des dernières photos de l’éruption. Merci à Asae bv pour ce cliché.

 


Éruption du 15 septembre 2018

 

Une des dernières photos du cône éruptif, prise depuis le Piton de Bert, lors d’une trouée de nuages qui a duré 10 minutes. Merci à Kalou Bazille pour ce cliché.

 





Plan pour vous situer dans la région du volcan

 

Lundi 18 février 2019
LA FOURNAISE SE RÉVEILLE…POUR LA SAINT VALENTIN!

 

Photo Christophe de Charette

 

L’observatoire de volcanologie de la Plaine des Cafres nous transmet quotidiennement certaines informations, et l’on constate depuis quelques semaines, une reprise de la sismicité et un gonflement de la base et du sommet de la Fournaise. Depuis fin2018, les scientifiques s’attendent à une nouvelle éruption…

« Cette reprise de l’inflation de l’édifice est synonyme d’une pressurisation du réservoir magmatique superficiel. Cette reprise de l’inflation est accompagnée d’une augmentation des concentrations en CO2 dans le sol en champ lointain (secteurs Plaine des Cafres et Plaine des Palmistes) depuis fin janvier. Les concentrations en CO2 dans le sol en champ proche dans le secteur du gîte du volcan sont également en augmentation depuis décembre 2018. Ces concentrations en CO2 sont en accord avec une remontée profonde de magma vers le réservoir superficiel » explique Aline Peltier, la Directrice de l’observatoire.

Depuis le 1er février 2019, 19 séismes superficiels ont été enregistrés sous le sommet, et 3 séismes profonds sous le flanc. Ce processus peut durer quelques jours ou plusieurs semaines, avant que le toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompe, donnant ainsi lieu à une injection de magma vers la surface, et même éventuellement… à une éruption!

Samedi 16 février à 15h21 heure locale, une crise sismique est enregistrée. Cette crise est accompagnée de déformation rapide, ce qui indique que le magma est en train de quitter le réservoir magmatique et se propage vers la surface à trés grande vitesse…  ce n’est plus qu’une question de temps.

 

 




lundi 18 février à 10h: Le volcan est en éruption!

 

(Photos de François Martel-Asselin)

 

Suite à la crise sismique de ce samedi 16 février, l’éruption a débuté à 9h48 heure locale. Deux fissures sont localisées au sommet du Dolomieu, juste au dessus des grandes pentes, 30 mètres en contrebas de la table d’observation; la lave, visible de Bois Blanc à Sainte Rose (sur la RN2) descend ce relief très incliné (30%) en direction de la route des laves.

Localisation de l’éruption

Depuis la route des laves, au niveau des anciennes coulées et depuis le quartier de Bois blanc ou l’Anse des cascades vers Sainte-rose.

 

LUNDI 18 FÉVRIER A 22H…FIN DE L’ÉRUPTION?

 

Soudainement, l’Observatoire n’enregistre plus aucun signe d’activité, dans ces conditions, le préfet de La Réunion décide le passage en phase de sauvegarde du plan ORSEC à compter de 03h30 le mardi 19 février 2019.

Le lendemain, mardi 19, à 15h,  l’observatoire enregistre une nouvelle crise sismique! Cette crise n’est pas accompagnée de déformation rapide mais témoigne d’une fragilisation du milieu pouvant être associée à une injection de magma vers la surface. Cette activité est centrée sur la zone où s’est produite la précédente éruption.

 

Quelques minutes plus tard, la Fournaise est à nouveau en éruption!

 

Photo Luc Souvet, prise le 24 février de Bois Blanc

 

La situation est alors la suivante:

– La reprise de l’activité éruptive se poursuit après une séquence de plus d’une heure de dégazage. Après une baisse de son intensité, le trémor éruptif est relativement stable depuis 6h heure ce matin.

– Suite à une reconnaissance aérienne réalisée par une équipe de l’OVPF, le nouveau site éruptif a pu être localisé avec précision à 1800m d’altitude au pied du Piton Madoré.

– Une seule fissure éruptive s’est ouverte, et à 6h20 ce mardi matin, une seule fontaine est active. Le front de coulée se situe désormais à 1300m d’altitude. Actuellement seule cette fissure éruptive est active.

– Les débits de lave restent faibles (3 à 7 m3/s) – les coulées continuent leur progression de manière discontinue (avec des périodes d’arrêt – stagnation du front de coulée – et des périodes de progression plus rapides) , le front de coulée principal a franchi le cassé des Grandes Pentes . Par contre, la coulée s’élargit avec deux bras visibles ce jeudi 22 février au matin, l’un au nord et l’autre au sud du piton Guanyin.

TRAVERSERA, OU TRAVERSERA PAS?!…

 

LA question que tout le monde se pose, est bien évidemment de savoir si la lave ira jusqu’à l’océan et franchira la RN2; pour le moment, cela reste de la science fiction: la coulée stagne et avance très peu, elle reste bien visible à environ 4 kms de la RN2, mais ne bouge pas beaucoup (le front de coulée s’élargit mais ne descend presque plus).  Si nous comparons les chiffres à ceux de l’éruption de 1986, la vitesse de la lave était, à l’époque, 100 fois plus rapide!! (100 à 300m/heure en 1986; 2,5m/h en 2019!)

Dés lors, la situation se stabilise avec un trémor d’une intensité en augmentation très régulière du 24 février au 11 mars; cette augmentation se traduit sur le terrain par un regain d’activité très visible, les débits de lave estimés progressent et atteignent même des valeurs avoisinant les 50 m3/s le 8 mars. « De nouvelles fissures apparaissent le 5 mars sur le flanc nord-ouest du piton Madoré (en amont de la bouche active depuis le 19 février) reste active. Un petit cône de projections haut d’une dizaine de mètres s’est édifié et deux coulées de faible débit restent actives coté ouest (extension de quelques dizaines de mètres) et coté Nord. La coulée principale est celle qui s’épanche coté nord et progresse vers l’est (direction de la pente). La fissure qui s’est ouverte hier 7 mars en fin de matinée se situe à 300 m au sud de l’évent actif depuis le 19 février et est orientée dans la direction ouest-est. Elle était ce matin très active avec 2 fontaines de laves d’une cinquantaine de mètres de haut.  » (communiqué de l’OVPF du 8 mars à 16h30).

Indicateur du trémor volcanique entre  le 18 février et le 9 mars (© ovpf)

Nous abordons une phase importante de cette éruption: l’activité croit rapidement  jusqu’au dimanche 10 mars où l’on bat des records, les fontaines de lave dépassent les 100 mètres de hauteur, les coulées de lave descendent plus rapidement les grandes pentes et se trouvent désormais à 2,5 km de la RN2, elles ont parcouru 1km en 24h! ; le spectacle est grandiose, le ciel chargé de nuages est comme enflammé par la Fournaise (Photos et vidéo de Pascal Dorr prises le samedi 10 mars à 4h,)

DIMANCHE 10 MARS à 6H28: FIN DE L’ÉRUPTION!

 

Qui aurait pu croire une chose pareille? nous étions à Bois Blanc 24h auparavant, et le spectacle était dantesque. Comment imaginer que cette éruption puisse s’achever aussi vite alors que dans la nuit, les coulées et fontaines de lave n’avaient jamais été aussi nourries. Comme si quelqu’un avait fermé le robinet, les fontaines ont chuté en quelques minutes; les observateurs présents n’en croyaient pas leurs yeux, et pourtant…

 

PERSPECTIVES

 

La directrice de l’OVPF, Aline Peltier, envisage la suite de la manière suivante: « un trémor éruptif résiduel est toujours enregistré, ainsi aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation à venir (arrêt définitif, reprise de l’activité sur le même site, reprise de l’activité sur un autre site) ».

Depuis la fin de cette éruption, dimanche 10 mars, la sismicité analysée par les appareils de l’observatoire de volcanologie est assez régulière (nombre de séismes volcano-tectoniques sur 24h):

  • Dimanche 10 mars: 3
  • Lundi 11: 8
  • Mardi 12: 5
  • Mercredi 13: 3
  • Jeudi 14: 7
  • Vendredi 15: 9
  • Samedi 16: 9

(Durée variable de 6 à 15s, magnitude jusqu’à 1,48)

La concentration de CO2 à proximité (gite du volcan) est en baisse, mais en augmentation vers la Plaine des Cafres. En clair, le magma est en train de remonter depuis une source profonde.

Pour Aline Peltier, il n’y aura pas une reprise d’activité immédiate, mais plutôt une nouvelle éruption dans les semaines ou mois à venir…

JEUDI 28 MARS : BAPTÊME DES DERNIERS CÔNES !

 

En effet, avec les dernières ouvertures de fissures en fin d’éruption, ce sont deux cônes de belles tailles qui se sont formés à environ 1800 m d’altitude et qui méritent un nom.

La nomination des cônes volcaniques se faisant de manière collégiale entre l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise, le Parc National de La Réunion et la Cité du Volcan, les noms suivants ont été retenu :

  • Pour celui à la base du Piton Madoré (Henri Madoré : chanteur de rue de La Réunion) pour faire le pendant, le nom de « Lo Rwa Kaf » (chanteur et conteur réunionnais, interprète reconnu du Maloya) a été retenu, ce nouveau cône sera donc connu sous l’appellation de Piton Lo Rwa Kaf.
  • Pour le deuxième cône situé un peu plus au Sud, le nom de « Anne Mousse » (première femme née à La Réunion, le 14 avril 1668. Surnommée la « vraie grand-mère de tous les Réunionnais ») a été retenu, ce nouveau cône sera donc connu sous l’appellation de Piton Anne Mousse, la fissure s’étant ouverte la veille de la journée de la femme.




Les plus belles photos de la première éruption de 2019 :


Un grand merci à tous nos amis photographes pour leur partage
Jérôme Balleydier, TP, Brieuc Coessens, 974.photographie réunionHervé Serralia, Daniel Payet  , Géraldine Royer et à notre partenaire clicanoo

Photo non libres de droits !

Plan pour vous situer dans la région du volcan

 

VENDREDI 9 MARS : NUIT MAGIQUE

 

Il nous arrive parfois d’avoir de la chance, la soirée d’hier nous a réservé de belles surprises et un spectacle grandiose auquel nous ne nous attendions pas.

Partis à minuit pour photographier la voie lactée au Pas de Bellecombe, nous apprenons que le débit de lave et la sismicité croissants donnent à notre éruption une tournure nouvelle, nous décidons donc de changer notre programme pour aller en direction de la route des laves.

 

 

Bien nous en a pris! Dés l’entrée dans l’enclos du grand Brulé, un ciel rouge vif attire notre attention, et nous constatons immédiatement que les deux nouvelles coulées apparues le 5 et le 7 mars ont parcouru un chemin considérable puisqu’elles sont désormais visibles au dessus de nos têtes, depuis la RN2, dont elles semblent se rapprocher beaucoup plus rapidement. La lave avance à vue d’œil, la cratère principal déborde d’activité avec des fontaines de lave très aériennes et puissantes, le front de coulée progresse vite sur des pentes très accentuées, la lave semble fluide derrière la végétation qui borde la route et qui apparaît en ombre chinoise.

 




 Photos de Luc SOUVET, Christophe DE CHARETTE et Pascal DORR

SEUL AU MONDE

Le plus étonnant est le peu de monde présent sur place! il est 2h du matin, quelques dizaines de voitures sont immobilisées au bord de la route pour contempler ce spectacle à nul autre comparable, les jeunes gens présents sont comme hypnotisés par ces images époustouflantes. Nous sommes tous sans voix, silencieux, émerveillés et conscients d’être très chanceux.

Comme vous pouvez le constater, ces rougeoiements sont beaucoup plus visibles et impressionnants dés que la nuit tombe (le soleil se couche actuellement à 17h50, il fait nuit vers 18h30). Lundi soir, on voyait très bien le cratère principal bien actif, mais les projections n’étaient pas impressionnantes. Les deux autres évents étaient beaucoup moins dynamiques et très irréguliers.

 

DIRECTION BOIS BLANC

Après avoir photographié ces coulées sous toutes leurs coutures, nous reprenons la route en direction de Bois Blanc où, la encore, nous profiterons d’un spectacle à couper le souffle. L’éruption se dévoile intégralement avec davantage de recul; de profil, nous voyons très bien le cratère éruptif qui semble « déchainé », les fontaines de lave projetées très haut dans le ciel alimentent les bras de coulée qui continuent inexorablement leur trajet en direction de l’océan. Quelle émotion.

 




 Photos de Luc SOUVET et Pascal DORR

LES PREMIERES LUEURS DU JOUR

Les photos ci-dessous vous donneront une idée de ce que nous avons vu et admiré tout au long de la nuit, jusqu’aux premières lueurs du jour dés 5h ce matin. Le dernier acte de cette soirée se termine par le lever du soleil qui donne à ce paysage des couleurs pastelles et douces, le petit village de Bois Blanc se réveille doucement au pied de ce colosse déchainé et fascinant. Il est temps d’aller dormir.

 

 Photos de Luc SOUVET et Pascal DORR

Plan pour vous situer dans la région du volcan

 

DEUX AVIONS RAFALE
AU DESSUS DE LA FOURNAISE!

Mardi 14 janvier 2019

Un grand merci à Malaury BUIS, photographe reporter pour l’armée de l’air,

qui nous a confié ces magnifiques photographies

 

UN PILOTE RÉUNIONNAIS A L’HONNEUR

 

Le capitaine Sébastien Nativel, dit « Babouk » (en référence à nos araignées pays) a effectué un vol impressionnant aux commandes d’un des deux avions rafale arrivés le 14 janvier à l’aéroclub du sud à Pierrefonds. Un grand moment d’émotion pour ses amis et formateurs, qui l’ont accueilli chaleureusement, et l’ont à cette occasion désigné « membre d’honneur  » du club, sous les yeux de ses parents et amis.

 

Sébastien Nativel est en effet la fierté du club, mais aussi de toute la Réunion, car ce jeune et brillant pilote a pris la relève du célebrissime « Marty » (jean-Guillaume Martinez) qui a tiré sa révérence le 7 décembre 2018; il devient ainsi le démonstrateur officiel du Rafale solo display pour la période 2018-2019. Né à Saint Pierre, il a passé son bac à la Réunion avant de s’envoler pour la Métropole. Dés l’âge de 15 ans, il s’est initié au pilotage; dés lors il n’avait qu’une obsession: être pilote de chasse!

 

Photo Réunionnais du monde

 

SON PARCOURS

 

Après une première année à Montpellier, Sébastien Nativel a passé les épreuves d’admission au concours d’Elève Officier du Personnel Naviguant de l’Armée de l’Air. Puis il a parcouru la France de long en large : Cognac, Salon de Provence, Tours (où il a obtenu mon brevet de pilote de chasse), Cazaux, Orange, Luxeuil et Istres base de ma première affectation sur Mirage 2000. Il a ensuite exercé la fonction de moniteur sur Alphajet avant de retourner sur une base dite opérationnelle encore sur Mirage 2000. 15 ans plus tard, il vole sur Rafale… L’avion de ses rêves !

 

 

BEAUCOUP D’ÉMOTION…

 

Revenir après tant d’années ne pouvait qu’être très émouvant. Les deux avions Rafale et l’énorme avion ravitailleur qui les accompagnait ont survolé notre île dans le cadre d’une mission d’entrainement de l’armée de l’air. Les 3 engins ont sillonné la Réunion en survolant les plus beaux sites de notre petite île; ce fût en tous points très impressionnant!

VENDREDI 15 SEPTEMBRE
LA QUATRIÈME ÉRUPTION DE L’ANNÉE DÉBUTE!

Depuis le début du mois de septembre, une inflation (gonflement) de la base et du sommet de l’édifice du Piton de la Fournaise est de nouveau observée par le réseau de déformation de l’OVPF. Cette reprise de l’inflation est accompagnée d’une faible sismicité. Cette inflation est pour l’instant lente et son évolution est suivie de très près…

Cette reprise de l’inflation de l’édifice est synonyme d’une pressurisation du réservoir magmatique superficiel. Les concentrations en CO2 dans le sol en champ lointain (secteurs Plaine des Cafres et Plaine des Palmistes), qui se maintiennent sur des valeurs intermédiaires depuis la fin de l’éruption du 13 juillet dernier dernier, sont en accord avec une remontée profonde de magma. Le changement de tendance observé dans les déformations de l’édifice (reprise de l’inflation) depuis début septembre atteste d’un possible transfert vers de plus faibles profondeurs (vers le réservoir superficiel).

A noter que de telles phases de pressurisation avaient précédé de trois semaines environ l’éruption du 27 Avril – 1er juin 2018, et d’une semaine seulement l’éruption du 13 juillet 2018, avant que le toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompt, donnant ainsi lieu à une injection de magma vers la surface et à une éruption. Une éruption semble donc se profiler.




Éruption du 15 septembre 2018, le réveil du piton de la Fournaise pour la quatrième fois
depuis le début de l’annéefilmé par drone par la société ilotdrones

 

15 septembre à 4h45:  L’ÉRUPTION!

 

Suite à la crise sismique débutée à 01h45 heure locale, dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018, le trémor volcanique, synonyme d’arrivée du magma à proximité de la surface est enregistré depuis 04h25 environ, heure locale.

D’après les renseignements fournis par l’observatoire volcanologique, l’éruption volcanique est circonscrite à l’enclos Fouqué. La ou les fissures éruptives se sont ouvertes sur le flanc sud du volcan dans la région du cratère Rivals.

LOCALISATION

 

L’éruption se situe à proximité immédiate du Cratère Rivals (à environ 500m en aval du Piton Jasmin formé lors de l’éruption du 27 avril au 1er juin dernier); on la voit parfaitement depuis le Piton de Bert à une heure de marche du parking Foc-Foc

 

Mais comme le 27 avril, l’intensité du trémor diminue très rapidement

 

Dés le 15 septembre, un survol de l’éruption a pu être effectué par une équipe de l’OVPF à 11h (heure locale).
Les premières observations montrent que 5 fissures se sont ouvertes en début d’éruption. Deux sont noyées par les coulées. La partie centrale (2170m d’altitude) est la plus active avec des fontaines de lave de 30 m de haut, d’où s’échappent à 11h deux langues de lave qui fusionnaient plus en aval. A 11h, la coulée a parcouru plus de 2 km mais reste éloignée du rempart de l’Enclos Fouqué.

Hélas, le trémor volcanique décroit très rapidement pour se stabiliser à un niveau faible. Les débits de surface estimés à partir des données satellites sont compris entre 2.5 et 7 m3/s pour la journée du 16 septembre (Photos ci-dessous de Richard Roquejoffre)

Les jours suivants, pas de changement notable: le trémor se maintient à un niveau plutôt faible, le front de coulée se situe toujours dans la partie haute de l’enclos. La coulée continue sa progression vers l’est en ne se rapprochant progressivement du rempart sud de l’enclos Fouqué, comme l’indique cette photographie fournie par l’OVPF

 

Deux jours plus tard, la coulée a parcouru environ 2,8 km et se trouve à 500m du rempart sud de l’Enclos Fouqué. La largeur maximum de la coulée est de 660 m (Photos de notre partenaire RANDO-VOLCAN)

Dimanche 23 septembre
L’ÉRUPTION SE POURSUIT AVEC UNE BONNE MÉTÉO

 

L’éruption est toujours belle et bien visible. L’intensité a diminué au fil de la semaine et le cône principal a tendance à se refermer. La rivière de lave ne descend pas davantage en direction des grandes pentes, elle stagne plutôt au pied du cône en formation. Le débit de lave étant désormais assez faible (1 à 3 m3/s), ce n’est pas encore cette semaine que l’on verra la lave descendre en direction de l’océan!…

Les cheveux de pelé (gouttelettes de lave étirées par le vent, fines comme des cheveux) sont observés du côté de Grand Coude, dans certaines prairies. Il convient de se méfier car le bétail peut être mis en danger (perforations des intestins…).

Du côté des mauvaises nouvelles, la Préfecture interdit la circulation des bus sur la route forestière (donc après la cité du volcan) ce qui interdit au passage l’accès des scolaires qui auraient pu voir, pour la plupart, la première éruption de leur vie dans des conditions idéales; quel dommage…

PETIT A PETIT, L’ACTIVITÉ EN SURFACE EST DE MOINS EN MOINS VISIBLE…

 

 

Comme le montre bien cette photo de Frédérick Leveneur prise le 26 septembre, l’activité en surface est de moins en moins visible, le cône continue son édification, l’échancrure vers le sud d’où s’écoulait de la lave depuis le début d’éruption est désormais figée . La zone de fontaines actives est maintenant fermée et le lac est isolé dans une bouche sommitale unique. Les coulées sont conduites par un tunnel et ressortent par des résurgences situées à environ 150m en aval au sud du cône.
Les débits de lave en surface estimés se maintiennent entre 1 m3/s et 2 m3/s sur les dernières 24h (source OVPF)

 



Mercredi 3 octobre: les gaz pistons sont enregistrés…

 

L’éruption se poursuit. L’intensité du trémor volcanique est restée relativement stable sur les dernières 24h . Néanmoins depuis environ 04h30 heure locale ce jour, des gaz pistons (« bouffées de gaz » ou « bouffées de trémor ») au niveau du site éruptif sont enregistrés par les sismomètres de l’OVPF. Ces « gaz pistons » marquent un changement de régime dans le dégazage de l’éruption, et sont généralement observés lorsque la quantité de gaz disponible s’épuise, et souvent synonyme d’une décroissance d’activité en surface.

– Aucun séisme volcano-tectonique n’a été enregistré au cours de la journée du 2 octobre

– Une inflation (gonflement) de l’édifice, témoin de l’influence d’une source de pression à l’aplomb du volcan, est toujours perceptible.
– Les débits en surface estimés à partir des données satellites sont compris entre 1 m3/s et 3 m3/s sur les dernières 24h.

– Un survol du site éruptif hier (le 2 octobre) par une équipe de l’OVPF, fait état d’une activité de surface en baisse avec de rares projections de lave au niveau de l’évent éruptif (cf. photo de l’OVPF ci-dessous), et des résurgences de lave depuis le tunnel de lave principal de faibles extensions (< 600 m).

 

 

Impressionnante! cette photo de Brieuc COESSENS prise au même endroit…432 heures plus tard; soit avec 18 jours d’écart.

L’ÉRUPTION PERDURE MALGRÉ LA PLUIE!

 

Depuis le 19 octobre, l’activité volcanique reste régulière avec un trémor constant, faible, mais toujours stable.
Aucun séisme n’est enregistré les 20 et 21 octobre, l’inflation de l’édifice est toujours enregistrée. Cette inflation témoigne de la mise en pression d’une source localisée sous les cratères sommitaux (Bory-Dolomieu) à 1-1,5 km de profondeur, liée à la réalimentation du réservoir superficiel par du magma plus profond.
Les débits en surface n’ont pas pu être estimés ces derniers jours.
Une reconnaissance de terrain effectuée hier par les scientifiques de l’observatoire de volcanologie au piton de Bert, confirme la présence d’un fort dégazage ainsi que de quelques résurgences de lave au niveau de l’évent éruptif.
La météo est mauvaise sur toute la Réunion, avec même un avis de fortes pluies…

UNE FIN INÉLUCTABLE

 

Progressivement, l’activité diminue et n’est pour ainsi dire plus visible. Le cône édifié fume abondamment, et les coulées en tunnel ne laissent voir que quelques lueurs la nuit tombée…

 

 

Il faudra attendre le jeudi 1er novembre pour que la Préfecture déclare la fin de cette éruption: « Depuis minuit heure T.U., soit 04h00 heure locale, le 01 novembre 2018, plus aucun signe d’activité n’est enregistré au Piton de La Fournaise.
L’éruption débutée le 15 septembre 2018 à 04h25 heure locale s’est donc arrêtée ce jour, le 01 novembre 2018, à 04h00, heure locale ».

Quelques semaines plus tard, ce nouveau cône volcanique sera baptisé « le Piton Honoré », du nom de l’écrivain disparu récemment à l’âge de 79 ans. L’Observatoire volcanologique du piton de la Fournaise, le Parc national de la Réunion et la Cité du volcan se sont accordés sur cette dénomination,  selon une tradition rétablie en 2015.

 

Merci à nos partenaires et amis photographes pour leur partage, en particulier :

 

 

D’autres superbes images toujours proposées par la société ilotdrones

 

REMERCIEMENTS

En premier lieu, nous tenons à remercier la Région Réunion

et les généreux donateurs qui nous ont aidé à reconstruire ce site :

Vincent Bailly – Ladislas Achard – Gaetan Angebaud – Ingrid Armbruster – Edwige Barbottin – Flavie Beguet – Yannick Bellon – Marie Christine Blaise Graff – Armelle Blanc – Sylviane Boissimon – Bernadette Bonnefoux – Laurent Bouyeux – Shirley Bricquet-Galmar – Nicolas Caillot – Ben Celui Ci – Eric Chahi – Isabelle Chastain – Gilles Chauveau – Dorianne Damour – Barry et monique Davis – Ma Delon – Emmanuelle Denis – Cathy Deprez – Emmanuelle Duchemann – Jean Pierre – Dupont – Sebastien Durand – Philippe Eloy – Jacques Enxérian – Jean Laurent Etheve – Vincent Fessler – Stéphane Gannat – Marion Giffo – Benoit Gueffier – Michel Hänggeli – Jean-Michel Hardin – Jean-Pierre Joly – Estelle Lachaud – Marie Louise Lallemand – Henri Laurent – Stephane Lelong – Patrick Lepinay – Andre Lerasle – Bruno Loubatié – Frédéric Machu – Florent Marechal – Jean-Michel Marechal – Nadine Martin – Alixia Maury – Laurent Mehl  – Jacques Métayer – Jerome Minost – Ridwan Moussajee – Cécile Mt – Gérard Mussier – Timothy Nelson – Thomas Notter – Daniel Olivier – Denise Pagnano – Renaud Payet – Aurore Payet – Laurent Petit – Roger Plana – Emilie Pochard – Didier Raspail – Benjamin Rauber – Laurence Rouffet – Vincent Rousseaux – Karl Roy – Delphine Smittarello – Alexandre Thorel – Clement Trapateau – Peter Vetter

Un grand merci à TIMAOUL pour sa magnifique photo du volcan en éruption en octobre 2015 (page d’accueil) et à tous les photographes qui nous confient gracieusement leurs clichés, à l’Observatoire de volcanologie (Aline Peltier et Philippe Kowalski) pour leur disponibilité, RANDO-VOLCAN (Vincent Cheville et Rudy Laurent) nos précieux guides passionnés, le Journal de l’Ile de la Réunion avec lequel nous sommes en partenariat depuis 2002, nos amis François Martel-Asselin et Jean Luc Allègre qui nous ont beaucoup aidé au fil de ces 20 années d’existence.

 

Mentions légalesles auteursNous contacter – Site web réalisé par l’agence Net2Sky
© 2018 fournaise.info

Centre de préférences de confidentialité

Fournaise.info

Les Cookies de fonctionnement de notre site.

woocommerce_recently_viewed, yith_woocompare_list, woocommerce_cart_hash, woocommerce_items_in_cart,__distillery,PHPSESSID,

Google

Les Cookies d'analyse du site et de la fréquentation de notre boutique en ligne et des pages produits.

_ga, _gat, _gid, gadwp_wg_default_metric, gadwp_wg_default_swmetric, gadwp_wg_default_dimension,
__utma,__utmb,__utmc,__utmt,__utmz,

Réinitialiser les Cookies

Désactiver ce cookie pour désapprouver tous les cookies facultatifs ou/et permanents

gdpr[allowed_cookies],gdpr[privacy_bar],gdprprivacy_bar,
__utma,__utmb,__utmc,__utmt,__utmz,_ga, _gat, _gid, gadwp_wg_default_metric, gadwp_wg_default_swmetric, gadwp_wg_default_dimension,datr,reg_ext_ref,reg_fb_gate,reg_fb_ref,sb,wd,x-src,gdpr[privacy_bar],

Les conditions et la météo du volcan :
VOIR LES WEBCAMS
Ouverture partielle des sentiers !
• sentier Pas de Bellecombe - Formica Léo - Sentier Rivals - Cratère Caubet OUVERT.
sentier Pas de Bellecombe - Formica Léo - sentier d'accès au site d'observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère) OUVERT.
Niveau d’alerte : Phase de Vigilance
close