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Éruption du 17 février 2005

Éruption du 17 février 2005
3 SEMAINES POUR SE JETER DANS L’OCÉAN!

 

 
Jeudi 17 février 2005, dans la soirée, l’observatoire volcanologique a observé une crise sismique d’une durée d’une heure. A 20 h 35, le Piton de la Fournaise est entré en éruption. Après avoir parcouru 6 km en 24 heures, la progression de la coulée s’est nettement ralentie du fait de la faible inclinaison du relief.
 
 
Mercredi 23 février, l’éruption qui passait pour moribonde a repris. Des coulées étaient visibles hier soir depuis la Vierge au parasol. Mais surtout, une nouvelle fissure semble s’être ouverte au pied même du rempart de Bois-Blanc, vers 1 200 m d’altitude, confortant les présomptions d’une possible prolongation des fissures éruptives hors enclos.
 
 
Vendredi 25 février, la coulée a traversé la forêt du Grand Brûlé pour atteindre la RN2 à 19 h, puis l’océan indien dés 23 h 45.
Pas de travaux avant un mois sur la route :La liaison entre Bois Blanc et Saint-Philippe par le Grand Brûlé ne sera pas rétablie de si tôt. Il faudra attendre que les coulées refroidissent pour entreprendre des travaux.
 
Quelques semaines plus tard, les travaux de rétablissement de la RN2 sont sur le point de s’achever
 
8 avril, en attendant la mise en service définitive prévue le 8 avril, la route des laves sera réouverte par plages horaires le 6 et le 7 avril.
Le matin, le passage sera possible de 5h30 à 7h30 et le soir de 16h30 à 18h30
La route nationale avait été coupée entre Sainte-Rose et Saint-Philippe par la dernière coulée du 25 février 2005. Les travaux de rétablissement avaient débuté le 17 mars soit 3 semaines seulement après la traversée de la coulée.
Côté Sainte-Rose, la circulation se fera sur une piste provisoire avec une vitesse limitée à 30 km/h. La prudence est donc recommandée aux automobilistes.
La réouverture définitive devrait intervenir dans la journée du 8 avril en fonction des conditions météo

 

VENDREDI 25 FÉVRIER: UNE JOURNÉE TRÈS AGITÉE…

 

Vendredi 25 février, le piton de la Fournaise a pris tout le monde par suprise. Alors que depuis vendredi matin plus aucune coulée n’était visible sur les pentes qui surplombent le Grand-Brûlé, la lave a jailli comme de nulle part !

16 h : à cette heure, comme nous le confirme un témoin, pas l’ombre d’une rougeur… Et puis, la forêt se met à flamber, de plus en plus vite, de plus en plus bas. De minute en minute, la coulée devient de plus en plus grosse en se rapprochant, de plus en plus évidente aux observateurs postés sur la route nationale 2.

Peu avant 19 h 30 : en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, la RN 2 est avalée sous les yeux de spectateurs peu nombreux et ébahis, au sud de l’ancienne décharge du Grand-Brûlé, non loin du site de l’éruption d’août 2004. Puis la lave trace son chemin dans la forêt en aval de la chaussée, direction l’océan, tout proche à moins d’un kilomètre. Un spectacle auquel les Réunionnais sont acoutumés depuis ces dernières années.

A partir de 19 h 35 : l’observatoire volcanologique enregistre une sismicité de plus en plus violente sur les stations de surveillance situées dans la zone basse du massif de la Fournaise, sur la côte Est. Cette crise dure jusqu’à 21 h 50. Les habitants de Bois-Blanc ressentent les secousses.

Vers 20 h : à la stupeur générale, une lueur apparaît dans le dos des spectateurs présents côté Vierge au parasol : elle semble dominer le rempart de Bois-Blanc, du côté du Trou Caron et du Trou de Sable, deux vastes lobes découpés dans le rempart, sur les hauteurs du Grand-Brûlé. Bientôt, des projections incandescentes sont même visibles, se détachant sur le ciel, malgré la fumée dégagée par la végétation embrasée. Au fil des minutes, la situation se précise : une coulée surgit de l’obscurité, longeant le pied du rempart et amorçant la descente vers la route nationale à son tour. La décision d’évacuer totalement l’enclos est mise en œuvre par la gendarmerie, afin qu’aucun visiteur ne soit pris en étau entre les mâchoires brûlantes des coulées ! Les voitures refluent, s’agglutinent sur plusieurs kilomètres à la sortie de Bois-Blanc, pendant qu’en sens inverse la circulation est coupée à partir de Piton Sainte-Rose.

23 h 15 : l’hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie arrive sur la zone de Bois-Blanc. Le feulement des pales, à cette heure inhabituelle, donne quelques frissons. Mission : tirer au clair la situation, très incertaine. Une demi-heure plus tard, le verdict tombe : il n’y a pas de sortie de lave hors enclos. Bois-Blanc peut souffler pour l’instant.

23 h 45 : la coulée, qui avait beaucoup ralenti à l’approche de la côte, victime de la faible déclivité, plonge finalement dans la mer. Un panache de vapeur est tout de suite visible de loin.

0 h : les gendarmes prennent l’initiative de démonter la Vierge au Parasol, et l’installent à l’arrière de leur Land-Rover. Quelques personnes encore présentes sur place les aident à déménager les ex-voto qui agrémentent le site de pèlerinage.

0 h 20 : Bruno Mamindy-Pajany arrive à son tour sur le site de la Vierge au parasol en compagnie des services municipaux, qui n’ont plus que le parasol de la Vierge à sauver et qu’ils découpent à la scie.

0 h 30 : la coulée qui longeait le rempart de Bois-Blanc se trouve encore à quelques centaines de mètres de la route nationale 2. Mais l’important est là : la Vierge est sauvée !

Textes : François Martel-Asselin Alain Dupuis

 

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Luc Souvet

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