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Lundi 10 février à 10h50
« PREMIÈRE ÉRUPTION DE L’ANNÉE »

 

Photo Daniel K.Cheong

 

Au mois de janvier 2020, l’OVPF enregistre beaucoup d’activité souterraine et en surface:

  • 258 séismes volcano-tectoniques superficiels (0 à 2 km de profondeur) sous les cratères sommitaux
  • 15 séismesprofonds (à 2 km de profondeur)
  • 167 effondrements (dans le Cratère Dolomieu et au niveau des remparts de l’Enclos Fouqué)

Deux crises sismiques sont enregistrées les 7 et 12 janvier, et l’on croit même que l’éruption va très rapidement débuter. Il n’en est rien, cette activité perdure encore en profondeur, jusqu’au lundi 10 février en début de matinée: une nouvelle crise sismique débute à 10h27 et va immédiatement engendrer la première éruption de l’année 2020.

Les conditions météorologiques étant particulièrement mauvaises, les chercheurs de l’observatoire volcanologique restent prudents, ils ne peuvent aller constater le phénomène sur le terrain, mais les enregistrements de l’OVPF sont formels: la lave est arrivée en surface, sur le flanc est du Dolomieu, à haute altitude.

 

Image ©OVPF/IPGP du 11 février




UN SPECTACLE DIFFICILE A VOIR…

 

Les premiers jours de cette éruption sont un peu compliqués, le temps est très mauvais (pluies et nuages abondants) et l’éruption est désormais bien identifiée à 1900 m d’altitude! on aperçoit des rougeurs et des coulées depuis la RN2 (quand on a de la chance) mais il faut bien admette que le spectacle n’est pas trop au rendez-vous.

Les chercheurs sont eux aussi « dans le brouillard » car les observations sur le terrain sont très compliquées, voir impossibles. On le saura quelques jours après la fin de l’éruption, Le 10 février, plusieurs fissures s’étaient ouvertes sur le flanc sud et sud-est; ces 2 fissures sur le flanc sud ne seront actives que les 1ères heures de l’éruption (©OVPF/IPGP).

 

 

On peut apprécier la qualité du travail fourni par les chercheurs en regardant de plus près les informations transmises chaque jour par Aline Peltier et son équipe. Voici une cartographie publiée le 12 février:

 

En rouge le contour des coulées de lave associées à l’épisode éruptif du 10/02/2020 déterminé à partir des données satellites acquises par la plateforme OI2 (Université Clermont Auvergne), en date du 10/02/2020 en soirée. En pointillé noir le contour approximatif du bras de coulée actif et visible lors du survol du 10/02/2020 13h15 (le sud et le sommet du cône terminal étaient alors sous les nuages). Pour comparaison, en vert le contour du champ de lave de l’éruption du 18/02/2019 et en bleu celui de l’éruption du 11-13 juin 2019 (© OPGC/LMV/OVPF/IPGP)

 

Il faut attendre le Jeudi 13 février pour que le beau temps revienne et que l’on puisse profiter pleinement de cette éruption, surtout la nuit. Désormais, le front de coulée stagne à une altitude de 1400 m et le débit de lave reste stable ; le seul bras Nord de la coulée (orienté vers l’est) reste actif.

L’éruption se poursuit donc avec une intensité de trémor relativement stable sur les dernières 24h.

L’amélioration des conditions météorologiques permet un accès au site éruptif à pied ainsi qu’un survol, les chercheurs font les constations suivantes:

  • Seule la coulée descendant vers l’est est encore active. Son front se situe vers 12h00 (heure locale) en contre-bas du cratère Marco vers 1900 m d’altitude, soit à environ 6,5 km de la RN2.
  • Un cône d’un moins de 30 m de haut, a débuté son édification autour des 3 évents restant actifs ce matin. Ces évents localisés à environ 2200m d’altitude, produisent des fontaines de lave modestes d’une hauteur de 10 à 15 m (au-dessus du cône volcanique en construction).

Les débits de surface estimés, à partir des données satellites via les plateformes HOTVOLC (OPGC – université d’Auvergne) et MIROVA (université de Turin), restent fortement perturbés par les mauvaises conditions météorologiques observées autour du Piton de la Fournaise. Les rares mesures effectuées, relèvent des débits inférieurs à10 m3/s.

 

Samedi 15 février

 

Une chute rapide du trémor volcanique est enregistrée à partir de 14h00 heure locale. Cependant, depuis 14h20 les scientifiques continuent d’enregistrer un trémor volcanique résiduel sur les 2 stations sismiques les plus proches du site éruptif.

Compte tenu des conditions météorologiques défavorables sur site, aucune observation visuelle ne peut être réalisée. En conséquence, il est impossible de confirmer ou non l’arrêt de l’activité éruptive du Piton de la Fournaise…

 

 

COMMUNIQUE DE L’OVPF

Lundi 17 février à 8h40

 

« Suite à l’arrêt du trémor volcanique le 16/02/2020 à 14h12 heure locale, aucune reprise n’a été constatée. L’éruption s’est donc arrêté le 16/02/2020 à 14h12. Aucun séisme n’a été enregistré depuis l’arrêt de l’éruption.
A noter qu’une acquisition satellite le 16/02/2020 à 10h35 heure locale, montrait toujours une anomalie thermique au niveau de l’évent éruptif. Cette anomalie ainsi que les bouffées de gaz persistantes lors de la matinée du 16/02/2020 indiquaient une faible activité de subsurface résiduelle jusqu’à l’arrêt définitif du trémor à 14h12. »

Cette éruption aura donc duré une petite semaine, il va sans dire que ce galop d’essai en appellera certainement d’autres au cours de cette nouvelle année; les cinq éruptions de 2019 confirment « la bonne santé » de la Fournaise qui devrait, cette année encore, faire parler d’elle!




Le cône volcanique de l’éruption baptisé « Piton Jacques PICARD »

 

La Cité du Volcan, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise et le Parc National de La Réunion ont décidé de baptiser ce nouveau cônes au nom de « Jacques PICARD ».

« Cette première éruption de l’année 2020 est arrivée à point nommé pour fêter comme il se doit les 80 ans de Jacques PICARD, surnommé le « gardien volcan ». En effet, cette éruption a commencé la veille de son anniversaire (80 ans, le 11 février 2020). Jacques Picard fait partie de ces pionniers du Volcan qui ont contribué à faire connaître ce site très difficile d’accès jusqu’à la construction de la route du volcan en 1968.

Responsable du gîte du volcan de 1962 à 2000, cette figure emblématique de la Plaine des Cafres a accueilli, guidé et informé, durant près de 40 ans, des milliers de Réunionnais et de touristes, qu’ils soient simples particuliers, préfets ou personnalités en tout genre, telles que les célèbres volcanologues Haroun TAZIEFF, Maurice et Katia KRAFFT. »

 

 

Un grand merci aux photographes qui partagent leurs magnifiques clichés sur le net, et qui permettent à tous les passionnés de vivre ces moments forts: Ludovic CAFAFA, Philippe IGLICKI, Jonathan PAYET, Wilfrid PRIGENT, et Alexia GARREZ (Lé bon la Réunion).

Reportage au plus près des torrents de lave de la première éruption de l’année 2020 au Piton de La Fournaise, le 14 février 2020.
Images et réalisation Brieuc Coessens.

Éruption du piton de la Fournaise 14 février 2020

par Ben Celui Ci (Benoit Lincy -VolKaventure)

 

Plan pour vous situer dans la région du volcan

 

Vendredi 25 octobre à 14h40
« 5° ÉRUPTION DE L’ANNÉE »

 

 

Deux crises sismiques consécutives, le lundi 21 et le vendredi 25 octobre, aboutissent finalement à cette nouvelle éruption, qui débute dans la même région qu’en août, mais en dessous des grandes pentes…

Les scientifiques de l’observatoire de la Plaine des Cafres enregistrent une sismicité accrue depuis quelques jours, et le 21 octobre se déclenche une crise sismique importante ( 300 séismes en 30 mn, et d’importantes déformations du massif sommital). Tous les signaux sont au vert pour que se produise une nouvelle phase éruptive.

Après un bref retour en vigilance volcanique, on enregistre une deuxième crise sismique le 25 octobre à 4h15 du matin: le magma se propage, l’éruption est proche.

 

 

La lave apparaît finalement ce 25 octobre à 14h40, à l’entrée de l’enclos, au départ de la route des laves. Les fissures difficilement visibles du fait d’une mauvaise météo sont en fait beaucoup plus proches de la RN2 et vont s’en approcher beaucoup plus rapidement.




UN SPECTACLE TRÈS IMPRESSIONNANT

 

Comme le montrent les premières photographies, le spectacle est de toute beauté; visible depuis la RN2, on voit de belles coulées abondantes descendre à grande vitesse en direction de la route nationale…et l’on se pose de suite l’éternelle question de savoir si la lave ira se jeter dans l’océan Indien!

 

 

 

Aline Peltier est très claire à ce sujet, le relief devenant plus plat, la lave va désormais ralentir et en même temps trouver sur son chemin une végétation beaucoup plus fournie.

Pour la première fois, on verra même l’avion DASH en action (bombardier d’eau), pour répandre du retardateur sur la forêt qui longe la coulée, et qui risque de s’embraser de manière conséquente. Certains observateurs ont même cru que la Préfecture voulait éteindre l’éruption!!…

Le premier jour, en fin d’après-midi, la coulée de lave a déjà parcouru 2,8 km et se trouve désormais à 1,5 km de la RN2, à une altitude de 400 m.
Plusieurs fissures n’ont pu être comptées, le débit de lave estimé à 10 m3/s est un débit de moyenne intensité.
Cette descente rapide au bord du rempart du Tremblet occasionne rapidement une FERMETURE DE LA RN2 dés 19h.

Nous sommes en vacances scolaires, le Grand Raid attire des milliers de touristes du monde entier; ce petit monde rêve évidemment de découvrir cette splendide éruption…et on les comprend!

 

LA COULÉE A 400 M DE LA NATIONALE…

 

La progression de la lave est beaucoup plus lente dés le samedi 25 octobre, et les espoirs d’une descente vers l’océan s’amenuisent d’heure en heure, on voit bien que la lave stagne et se répand même vers l’est en s’immisçant dans la forêt qui la borde.

Pour permettre au public de profiter du spectacle en toute sécurité, la mairie de Saint-Philippe et l’ONF décident de baliser le sentier Symbiose; cela permet au public d’emprunter un chemin qui offre un magnifique point de vue sur les coulées, « le danger en moins ».

Ce sentier est accessible aussi bien pour les gens qui viennent de Saint-Philippe que de Sainte-Rose. Il est balisé, et des agents de l’ONF et de la mairie sont là pour guider les randonneurs.

 

Photo: François Martel-Asselin

COMMUNIQUE DE L’OVPF

 

« Le front de la coulée de lave descend doucement, le 26 octobre à 17h, il se situe à environ 250m de la route nationale 2. Le front de la coulée a ainsi progressé d’environ 150m en 9h. La progression des coulées se fait désormais sur des pentes moyennes de 19% (contre 16% ce matin).

La lente progression du front de coulée de ces dernières heures s’explique par la baisse des débits de surface et par les pentes qui sont plus faibles que celles parcourues par la lave lors de la journée du 25/10/2019. »

 

 

 

VIENDRA, VIENDRA PAS?

 

Comme on pouvait le craindre, la lave arrête sa progression le samedi et se fige progressivement… Elle n’est plus qu’à 250m de la RN2, mais elle n’ira pas plus loin.

Le dimanche 27 au matin, on ne voit que quelques rougeoiements qui vont vite disparaitre dés que le jour sera levé. la déception est grande, les spectateurs viennent encore nombreux, mais le spectacle n’est plus au rendez-vous…

Éruption du piton de la Fournaise 25 octobre 2019 ile de la Réunion
par
Ilotdrones en vol de nuit dans les grandes pentes.

 

Bulletin d’activité OVPF

Dimanche 27 octobre à 17h

 

« L’activité éruptive débutée le 25 octobre 2019 à 14h40 heure locale s’est arrêtée ce jour, le 27 octobre 2019 à 16h30 heure locale, après une phase d’activité en « gaz piston » d’environ 1h.

Aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation à venir (arrêt définitif, reprise de l’activité sur le même site, reprise de l’activité plus en aval), compte tenu des observables suivantes :
– 29 séismes volcano-tectonique superficiels sommitaux ont été enregistrés lors de la journée de hier,
– des « gaz pistons » sont toujours enregistrés,
– très peu de lave a été émise en surface. »

 

Au final, cette brève éruption aura duré 2 jours, mais elle aura aussi marqué les esprits du fait de son intensité. le spectacle a été au rendez-vous, et l’on peut aussi penser que ce n’est certainement pas terminé car le volume de lave expurgé n’a pas été extraordinaire; on peut donc raisonnablement espérer une sixième éruption d’ici Noël…ce serait du jamais vu!

 

QUELQUES JOURS PLUS TARD…

 

Une pluie fine entoure la coulée, et le spectacle est de toute beauté!

 

Plan pour vous situer dans la région du volcan

 

JEAN-LUC ALLEGRE
Fidèle à ses passions et ses convictions…depuis 25 ans!

 

Notre rencontre avec Jean-Luc ne date pas d’hier… en 1998, nous prenions contact avec lui, un peu par hasard, au détour d’un chemin sur lequel il nous arrivait de nous croiser à Saint Gilles. A l’époque, ce photographe déjà renommé nous avait reçu avec beaucoup de gentillesse, alors que notre site n’en était qu’à ses balbutiements. Il mit à notre disposition de magnifiques photographies qui nous aidèrent à débuter. Comme c’est souvent le cas avec les vrais amis, on peut rester de longues périodes sans se voir (il voyage et travaille beaucoup) mais quand on se retrouve, c’est comme si l’on ne s’était pas quitté!

Jean-Luc Allègre est né en 1961 à Clermont-Ferrand, au pied des volcans d’Auvergne, il passe son enfance dans le département de la Creuse. Ses origines rurales le guident assez naturellement vers des études agricoles, mais son irrésistible envie de voyager le conduit rapidement à quitter sa Creuse natale pour aller s’installer à la Réunion. Après plusieurs années de travail au sein de la Chambre d’agriculture, il occupe les fonctions de journaliste au sein de la chambre consulaire, jusqu’en 1992.

Grand voyageur dans l’âme, il met alors à profit ses congés pour découvrir le monde, appareil photo en bandoulière. Professionnel autodidacte, Jean-Luc abandonne l’agriculture en 1993 pour se lancer dans la photographie. Depuis, son activité s’articule autour de deux axes : le reportage et l’édition. Trois à quatre mois par an sont consacrés à la prise de vue, tant à La Réunion (son « camp de base » et marché « naturel ») qu’à l’étranger. Exclusivement sur la thématique « nature ».

Il collabore également, depuis 1996, de façon ponctuelle, avec Nicolas Hulot (auteur de plusieurs préfaces de ses livres), dans le cadre de l’émission de TF1 Ushuaïa Nature.

1. EXPOSITION ITINÉRANTE A SAINT LEU
« LA BIODIVERSITE DANS TOUS SES ETATS »

 

Du 2 septembre au 6 octobre 2019, Esplanade de la Mairie de Saint Leu

 

Jean-Luc Allègre est passionné par la nature, on imagine bien évidemment que les grands enjeux actuels le concernent au plus haut point: l’écologie, la préservation de notre planète et de sa biodiversité sont ses chevaux de bataille.

L’exposition itinérante qui débute le 2 septembre présente l’ensemble des écosystèmes qui composent notre planète, sous toutes les latitudes, des régions polaires à l’équateur, en passant par les régions tempérées et tropicales.  34 tableaux de 1 par 2,5 m seront ainsi présentés en plein air, gratuitement, avec des explications et des textes qui donnent beaucoup de sens aux magnifiques photographies qu’il a réalisées sur les 6 continents de notre planète bleue.




2. EXPOSITION A SAINT DENIS

 Du 29 novembre au 21 décembre à la Galerie Art Factory

(15 Rue Monseigneur De Beaumont) 

 

Cette exposition nous présentera 36 photographies extraites de son nouveau livre « Nature, instants d’éternité » qui sortira à la fin du mois de novembre. Ce très beau livre sera disponible dans toutes les librairies de la Réunion.

Jean-Luc Allègre étant un photographe de très haut niveau, on ne peut que se féliciter de cette initiative; les photographes et amateurs du genre se précipiteront pour admirer de très beaux clichés mis en valeur par une nouvelle technique d’impression.

3. PARUTION D’UN NOUVEAU LIVRE…

 

 

Le dernier opus est en voie d’impression et sortira donc dés la fin du mois de novembre, il sera préfacé par Nicolas Hulot et post-préfacé par Jean-Louis Etienne.

Ce splendide ouvrage célèbre ses 25 années de photographie professionnelle, et regroupe une centaine de photographies toutes plus belles les unes que les autres, et qui sont comme il le dit lui-même « une invitation au voyage et à la contemplation, où les règnes végétal, minéral et animal, composent une ode à la beauté de la terre ».

Parmi elles, une vingtaine de clichés des volcans du monde entier, et biensur de la Fournaise, dont voici un échantillon…

Dimanche 11 août à 7h
« LE MAGMA SE PROPAGE VERS LA SURFACE »

(Aline Peltier, Directrice de l’observatoire de volcanologie)

 

 

 

Sismogramme de l’IPGP/OVPF

 

Suite à la crise sismique débutée à 7h00 heure locale, le trémor volcanique synonyme d’arrivée du magma à proximité de la surface est enregistré depuis 16h20 environ. D’après les enregistrements de l’Observatoire Volcanique du Piton de la Fournaise, la source de ce trémor est localisée sur le flanc est, sud-est, à l’intérieur de l’Enclos Fouqué, dans le secteur des Grandes Pentes. Aucune confirmation visuelle d’un début d’éruption n’a pu être faite pour l’instant sur les webcams du fait des mauvaises conditions météorologiques. Néanmoins la présence d’un trémor montre l’émission de gaz chauds et incandescents en surface, et de la possibilité d’émission de lave à court terme ou déjà en cours.

 

 




2 FISSURES A 1000 m D’ALTITUDE

 

Du fait des mauvaises conditions météorologiques depuis le début de l’éruption, aucune reconnaissance ne peut être réalisée sur le site.

Les lueurs observées depuis la RN2 dans le Grand Brûlé et les rares observations confirment que la ou les fissure(s) se sont ouverte(s) sur le flanc est, sud-est à l’intérieur de l’Enclos Fouqué.

A 15h, heure locale le front de coulée est visible depuis la RN2 et a déjà atteint une altitude d’environ 1000 m (± 200 m, compte tenu des incertitudes liées aux observations à distance).

 

Photo Daniel Payet

 

Mardi 13 août à 17h: UNE COULÉE ACTIVE A ENVIRON 2KM DE L’OCÉAN

 

L’éruption débutée avant hier se poursuit de manière spectaculaire, car la végétation qui succède aux pentes les plus inclinées ne cesse de bruler au contact de la lave .

Les scientifiques de l’observatoire de volcanologie ont pu effectuer une reconnaissance aérienne pour obtenir des données plus précises:

– 2 fissures distantes de 1400m ont été observées au sommet des grandes pentes
– Seule la fissure la plus basse reste bien active, 3 cônes se sont formés par accumulation de dépôts de lave
– En dessous de ces cônes, la lave constitue désormais une seule et même coulée qui se trouvait ce matin à 665 m d’altitude et environ 2 km de la RN2
– L’intensité du trémor reste relativement constante
– Les débits de lave estimés sont de l’ordre de 2 à 9 m3/s

 

Photo Julien Cinier

 

 

Mercredi 14 août à 17h: UNE DESCENTE EN DOUCEUR

 

L’éruption se poursuit avec une certaine régularité, pas de baisse notoire du trémor éruptif, mais le volume de lave reste  assez modeste (environ 2 m3/s). De ce fait, la descente de la rivière de lave en direction de l’océan est plutôt lente. Pas de grosse avancée depuis la veille, le front de coulée se situe toujours à environ 2 km de la RN2

Les conditions météo ne sont pas très bonnes, averses et vent, et beaucoup de monde pour observer ce très beau spectacle…

 

Photo Julien Cinier

 

JEUDI 15 AOUT à 4H20
 » THE END ! « 

 

Ce jeudi matin, l’éruption est déclarée terminée par l’observatoire de volcanologie: aucune activité en surface, juste un dégazage typique des fin d’éruption.

Mais quelques heures plus tard, arrive un communiqué de la Préfecture:

Maintien de l’alerte 2.2 – éruption en cours dans l’enclos

Point de situation

Après la crise éruptive du dimanche 11 août 2019 qui avait conduit au passage en alerte de niveau 2-2 du dispositif spécifique ORSEC du Volcan du piton de la Fournaise, l’observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise enregistrait un arrêt de l’activité éruptive en surface depuis 04h20 locale le 15 août 2019.

Ce même jour, le trémor éruptif a repris à 8h30. Cela a été confirmé par les observations sur site, l’activité de fontaines de lave a repris au sein du même cône éruptif.

Dans ces conditions, le Préfet de La Réunion a décidé le maintien de la phase d’alerte 2-2 « éruption en cours dans l’enclos Fouqué » du dispositif spécifique ORSEC volcan.

Ce jeudi 15 août en soirée, à 22h, l’éruption s’achève définitivement suite à un communiqué de l’observatoire de volcanologie. Le débit de lave très faible laissait entendre que le final était proche, c’est confirmé par les scientifiques:  »

L’éruption débutée le 11/08/2019 à 16h20 heure locale s’est arrêtée de nouveau le 15/08/2019 à environ 22h00 heure locale, après un peu plus de 6 heures d’activité de « gaz piston » ou « bouffées de trémor ».L’activité éruptive en surface est pour l’instant arrêtée, seule persiste un dégazage au niveau des fissures éruptives et des rougeoiements au niveau des coulées de lave qui sont en cours de refroidissement. »

24 heures plus tard, une très belle photo de notre ami Erland

Plan pour vous situer dans la région du volcan

 

Lundi 29 juillet à 5h13
UNE TRÈS COURTE ÉRUPTION VERS LA CHAPELLE DE ROSEMONT

 

Photo Jonathan Payet – Dronecopter

 

Depuis le mois de juin, 263 séismes sont enregistrés par les chercheurs de l’observatoire de volcanologie de la Plaine des Cafres. Cette sismicité est en très nette hausse depuis quelques jours (6 séismes le 28 juin, 2 le 29 juin, 11 le 30 juin et 5 le 1er juillet).

Par ailleurs, on note une pressurisation de l’édifice, un gonflement notable et une augmentation de CO2 ; ces phénomènes classiques étaient attendus car la vidange du réservoir magmatique n’a été que très partielle lors de la dernière éruption des 11/13 juin derniers.

Dans ces conditions, il ne serait pas étonnant que la Fournaise entre à nouveau en éruption, dans un avenir plus ou moins proche…

 

Le lundi 29 juillet à 5h13 heure locale, une crise sismique est enregistrée sur les instruments de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise. Cette crise sismique est accompagnée de déformation rapide. Ceci indique que le magma est en train de quitter le réservoir magmatique et se propage vers la surface.

 

 

 




OU SE SITUE L’ÉRUPTION?

 

Elle est visible depuis le Pas de Bellecombe, et se situe au niveau de la Chapelle de Rosemont, sur le chemin qui mène au Dolomieu, depuis le Formica Léo; comme en juillet 2018!

 

 

3 FISSURES ET DE BELLES FONTAINES DE LAVE

 

L’intensité du trémor éruptif (témoin de l’intensité de l’éruption) a baissé d’un facteur 2 depuis le début de l’éruption;

Trois fissures se sont ouvertes sur le flanc nord du volcan (à 600 m du Formica Léo) sur une longueur totale d’environ 450 m, sur les vestiges de la coulée de juillet 2018.

Les premières observations, sur site et par hélicoptère, des équipes de l’OVPF montrent toujours à 17h (heure locale) une activité sur les trois fissures avec des fontaines de lave de l’ordre de 20-30m de haut maximum et des coulées de lave de type aa s’étendant sur une faible longueur (500 m environ) compte tenu de la topographie des lieux relativement plate.

Une équipe de l’OVPF s’est rendue sur place pour procéder aux premiers échantillonnages de lave

Les débits de surface estimés à partir des données satellites via la plateforme HOTVOLC (OPGC – université d’Auvergne), sont de l’ordre de 21,6 m3/s en début d’éruption (c’est assez conséquent).

ÉRUPTION TERMINÉE!

 

Le lendemain matin, mardi 30 juillet, à 04h30 heure locale, après une baisse progressive du trémor volcanique…l’éruption s’achève brutalement.
Aline Peltier, Directrice de l’observatoire de volcanologie, nous confirme que la Fournaise n’en restera pas là: ce petit épisode est annonciateur d’autres éruptions qui ne devraient pas tarder…

Plan pour vous situer dans la région du volcan

 

REMERCIEMENTS

En premier lieu, nous tenons à remercier la Région Réunion

et les généreux donateurs qui nous ont aidé à reconstruire ce site :

Vincent Bailly – Ladislas Achard – Gaetan Angebaud – Ingrid Armbruster – Edwige Barbottin – Flavie Beguet – Yannick Bellon – Marie Christine Blaise Graff – Armelle Blanc – Sylviane Boissimon – Bernadette Bonnefoux – Laurent Bouyeux – Shirley Bricquet-Galmar – Nicolas Caillot – Ben Celui Ci – Eric Chahi – Isabelle Chastain – Gilles Chauveau – Dorianne Damour – Barry et monique Davis – Ma Delon – Emmanuelle Denis – Cathy Deprez – Emmanuelle Duchemann – Jean Pierre – Dupont – Sebastien Durand – Philippe Eloy – Jacques Enxérian – Jean Laurent Etheve – Vincent Fessler – Stéphane Gannat – Marion Giffo – Benoit Gueffier – Michel Hänggeli – Jean-Michel Hardin – Jean-Pierre Joly – Estelle Lachaud – Marie Louise Lallemand – Henri Laurent – Stephane Lelong – Patrick Lepinay – Andre Lerasle – Bruno Loubatié – Frédéric Machu – Florent Marechal – Jean-Michel Marechal – Nadine Martin – Alixia Maury – Laurent Mehl  – Jacques Métayer – Jerome Minost – Ridwan Moussajee – Cécile Mt – Gérard Mussier – Timothy Nelson – Thomas Notter – Daniel Olivier – Denise Pagnano – Renaud Payet – Aurore Payet – Laurent Petit – Roger Plana – Emilie Pochard – Didier Raspail – Benjamin Rauber – Laurence Rouffet – Vincent Rousseaux – Karl Roy – Delphine Smittarello – Alexandre Thorel – Clement Trapateau – Peter Vetter

Un grand merci à TIMAOUL pour sa magnifique photo du volcan en éruption en octobre 2015 (page d’accueil) et à tous les photographes qui nous confient gracieusement leurs clichés, à l’Observatoire de volcanologie (Aline Peltier et Philippe Kowalski) pour leur disponibilité, RANDO-VOLCAN (Vincent Cheville et Rudy Laurent) nos précieux guides passionnés, le Journal de l’Ile de la Réunion avec lequel nous sommes en partenariat depuis 2002, nos amis François Martel-Asselin et Jean Luc Allègre qui nous ont beaucoup aidé au fil de ces 20 années d’existence.

 

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